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fremaraguijea

POURQUOI "APRES LA PAGE BLANCHE" ?

POURQUOI "APRES LA PAGE BLANCHE" ?

Depuis une petite vingtaine d'années maintenant, je suis sollicité pour prononcer quelques discours ici ou là. C'est un exercice que je n'aimais pas beaucoup, mais je dois avouer que l'ordinateur m'a (re)donné le plaisir d’écrire.

Quand on est sur son clavier, face à l'écran, il est possible de se corriger, de se relire, de changer telle ou telle phrase, de supprimer tel ou tel mot, de modifier telle ou telle tournure, de revenir sur telle ou telle idée, bref, la rature disparaît, et on reste lisible.

C'est du bonheur.

Et puis les filles ont grandi. Jeanne écrivait merveilleusement bien. Ses rédactions et dissertations étaient un bonheur à la lecture : il y avait de l'imagination en même temps que l’utilisation d'une belle langue et bien souvent du mot le plus approprié.

Alors qu'elle cartonnait depuis des années, Jeanne a raté l'épreuve du français au bac. C'en fut fini de l'écriture et c'est bien dommage.

Guillemette a beaucoup lu mais 'en est allé très vite vivre au pays de Shakespeare.

Agnès a été la défricheuse de la génération de l'internet et de ses expressions modernes éloignées du Balzac, du Zola, du Flaubert, du Victor Hugo de mon adolescence.

Voilà donc trois jeunes femmes qui lorsqu'elles doivent prendre la plume sont un peu en retrait.

Une lettre de motivation, un mot de remerciement, présenter sa démission par écrit, partager une joie ou une tristesse, voilà des situations dans lesquelles c'est parfois plus simple de demander au papa, qui se fait un plaisir de venir à l'aide.

Mais en répondant spontanément par l'affirmative aux sollicitations, les quémandeurs (qu'il soit un enfant bien-aimé ou membre du public venu écouter celui qui prendra le micro) finissent par penser que coucher quelques phrases sur le papier est un exercice facile, que l'inspiration est naturelle, que le style ne se travaille pas, et que tout coule aussi facilement que l'Alzette dans son lit au pied de la maison.

Ce n'est pas le cas. il y a systématiquement le syndrome de la page blanche...

Ces pages blanches se sont remplies au fur et à mesure et ce sont celles-ci que j'ai l'intention de publier de temps en temps.

Si je donne un jour l'adresse de ce blog, le lecteur prendra connaissance de ce qu'il y a tout juste après cette page blanche dans laquelle on se plonge pour la noircir d'un tout petit quelque chose qui fera plaisir à celles ou ceux qui la reçoivent. !

Il y rencontrera quelques inspirations, quelques plagiats (pourquoi réinventer ce qui est parfait ?), il découvrira des adaptations, il se replongera aussi dans quelques textes que j'aime (pour la beauté de la langue, pour la virtuosité de l'écriture, pour l'intelligence de l'expression, pour la qualité du sujet traité...) et il retrouvera peut-être aussi avec gourmandise quelques souvenirs littéraires dont il pensait qu'ils étaient oubliés...

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