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fremaraguijea

Dies irae, dies illa, Solvet saeclum in favilla !

Dies irae, dies illa, Solvet saeclum in favilla !

Voilà des jours que je n'ai pas rendu visite à ce blog. Le temps passe, le temps vole. On croit en permanence gérer l'essentiel, mais prend-on ce temps justement pour prendre un peu de recul, réfléchir, rêver, penser à ceux que l'on aime ?

Agnès est en Ouzbékistan, Jeanne s'envole pour l'Inde dans la soirée, Guillemette est allée "étudier de près les côtes de Cornouailles afin de découvrir le risque potentiel de l'influence des marées sur l'érosion des falaise de ce petit bout du monde."

Le carnage du 14 juillet à Nice, la barbarie de Saint Étienne du Rouvray, après le bataclan, Charlie, l'aéroport et le musée juif de Bruxelles, Tel-Aviv (avec ma Jeannette sous la table)...

Pendant des années, nos parents nous disaient : vous êtes une génération qui n'avez pas connu la guerre. Non, nous ne connaitrons jamais la boucherie de Verdun, l'horreur d'Auschwitz, le bourbier de Leningrad, et nous étions trop jeunes pour l'Indochine et l'Algérie. Quant à Sarajevo, c'était suffisamment éloigné (3 heures d'avion tout juste), pour que cela ne nous préoccupe guère.

Mais voilà, les fous sont arrivés. Les frappadingues de la religion, similaires aux inquisiteurs d'il y a quelques siècles, les paumés de la théologie, les souffreteux de l'amour, les ramollis de la paix ont déclaré la guerre à des gens un peu décadents qui aiment la vie et le vivre ensemble.

Qu'allons nous transmettre ?

Alors voici quelques formules pour exprimer mes condoléances à ceux de mes amis ou connaissances. Je ne crois pas être hors-sujet.

Cher P***,

Pardon d'avoir pris un peu de temps pour t'envoyer ce petit mot.

Pendant que tu pleurais ton épouse chérie, je pleurais moi aussi celle qui s'était occupée de Maman pendant les dernières années de sa vie.

Les relations furent conflictuelles avec D***, mais faut-il croire en Dieu malgré l'injustice de sa disparition, nous avions retrouvé tous les deux un mode de fonctionnement qui passait par l'apaisement. Et c'est bien ainsi.

J'ai particulièrement apprécié notre déjeuner d'il y a une quinzaine de jours lors de son retour des États-Unis. Elle nous avait parlé de sa joie d'avoir fait ce voyage.
Et puis je me souviens aussi du plaisir qu'elle avait, avant que nous ayons notre débat d'idées, à recevoir une petite carte de M*** quand nous y séjournions. Cela lui rappelait plein de bonnes choses, disait-elle à F***.

Je regarde ma numéro trois et je vois C***. Je sais le désarroi dans lequel je me trouverais si je devais faire face à une telle situation et je n'ai pas d'idée sur ce qui pourrait m'aider.

Je crois que des signes d'amitié des uns et des autres quels qu'aient pu être les hauts te les bas des relations m'aideraient un peu.

Alors j'espère que tu voudras bien de mes pensées de réconfort. On ne partage pas le chagrin d'un mari ou d'un père, mais on peut lui dire à quel point sa peine nous rend triste et lui exprimer toute notre sincère compassion.

Bien à toi.

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Cher C***,

Il n’y a malheureusement pas grand-chose que l’on puisse offrir pour consoler dans ces moments de tristesse et de détresse. Sinon peut-être de croire que l’épouse ou la maman aimée s’en est allée rejoindre tous ceux que nous avons chéris avant elle et qui sauront l’accueillir comme nous le voulons.

Que les amicales pensées que nous avons pour vous transmettent du réconfort et vous soulagent un peu de votre chagrin.

Nous sommes l’un et l’autre très sincèrement attristés par votre peine et celle de vos enfants.

Que ce petit mot soit l’expression de la très respectueuse estime que nous vous portons et qu’il soit le témoignage de nos affectueuses prières, pour vous et ceux qui vous sont proches.

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Bonsoir M***.

Je lis votre message à mon retour de P***.

Que ce petit mot soit l'expression de mes pensées très attristées pour vous, mais aussi pour N*** et S*** qui découvrent probablement pour l'une des toutes premières fois ce que c'est que le chagrin d'un adulte pourtant habituellement si fort dans les yeux des enfants.

Votre papa n'est pas tout seul là-haut. Il y est accueilli par tous les autres pères disparus avant lui et auxquels tous ceux qui ont connu le même sentiment de peine que celle qui vous habite aujourd'hui pensent bien souvent...

Je vous présente mes sincères condoléances et vous assure de ma très profonde sympathie.

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On voudrait dire les mots, on ne les trouve pas,

Un enfant est parti, on ne sait pas pourquoi,

Mais sachez tous les deux, notre grand désarroi.

Vous êtes nos amis, on vous serre dans nos bras

Ce petit angelot, c’était vous, c’était toi.

Pour vous réconforter, nous n’apportons que foi.

Il est au paradis, de son ciel nous surveille

Apporte de la-haut, l’éclat de son soleil.

Qui peut sécher nos larmes puis réchauffer nos cœurs

Et faire qu’il soit plus doux, ce terrible malheur.

La vie doit continuer, parce que la vie est belle,

Abandonnons mouchoirs, vivons avec l’absence,

Ayons cette mémoire de sa sainte innocence :

Nous nous retrouverons un jour auprès de R***.

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J'ai été éloigné depuis quelques jours de mon écran et même si j'avais appris dès lundi la triste nouvelle qui vous concerne, je voulais prendre un peu de temps pour me poser et vous envoyer quelques mots de réconfort pour votre chagrin.

Je ne sais ce que votre religion vous apporte lorsqu'un être cher disparait.

La mienne nous donne l'espoir de se retrouver tous un jour dans la joie et le bonheur.

Alors je peux vous offrir cette foi.

Je ne suis pas sûr qu'elle suffise à guérir la peine.

Mais c'est une façon de vous exprimer mes pensées attristées et vous accompagner comme je peux dans l'épreuve d'absence que vous traversez.

Vous voici définitivement orphelin.

Sans son père et sans sa mère, nous ne sommes plus l'enfant de quiconque et même si l'âge adulte nous a permis de devenir grand garçon, il n'y a plus personne pour nous regarder avec les yeux de ceux qui nous ont conçu et mis au monde.

Que ce message dépose dans votre cœur tous les ingrédients qui permettent de se souvenir des bons moments passés avec et auprès de votre Maman et qu'il soit le témoignage de mon très amical souvenir en ces moments de tristesse et de malheur.

Bien à vous.

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Je voudrais aujourd'hui te dire mon amitié
Je ne peux pas grand-chose, sinon t'offrir ma foi.
Ça aide vraiment un peu, pour autant qu'on y croit.
Ça ne sèche pas les larmes, ça adoucit la peine
Et même loin de toi, je suis proche par pensée.
Sa disparition ne fut pas trop soudaine
Mais l'être cher s'en va et l'on se sent bien seul.
On se souvient alors de tous les bons moments,
Ah oui que c'était bien d'être un petit enfant :
Les bisous, les câlins, et puis les coups de gueule
Les histoires, les secrets, ballades et discussions
Et puis tout ce qui fait qu'on comprend mieux la vie.
Quand un papa s'en va, nous manque sa compagnie
L'homme qui sait toujours tout, qui fut notre champion !
Mais ainsi va le temps, c'est dans l'ordre des choses :
On s'y est préparé, et l'on n'est jamais prêt.
De nos éducations, les pères sont les virtuoses
Et l'on s'en rend bien compte quand on doit dire "après".
Que tous ces quelques mots t'apportent mon soutien,
Au moment où tes proches partagent ton chagrin.
Je te serre bien fort, te donne mon affection :
De là-haut il nous dit : "vivons et sourions !"

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